Conséquence de mauvais traitements dans l’enfance
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Cas Clinique I
Kaly, 35 ans
- Marié, deux fils et une fille, issue du premier mariage de sa compagne (aînée)
- Profession : thérapeute, spécialisé dans les problèmes psychosomatiques.
- Anglais, d’origine indienne.
- A un frère jumeau et une soeur aînée.
Motif de la consultation – le14/12/1999: Kaly “expérimente” des pulsions sexuelles à l’encontre de sa fille aînée, âgée de 13 ans, Il a le désir d’avoir des relations sexuelles avec elle. Il se sent profondément coupable et pense à se suicider y voyant là un moyen de protéger sa fille adoptive. Il a perdu l’espoir de s’en sortir. En outre, il souffre, d’insomnie chronique, depuis des années, ce qui l’épuise physiquement et psychiquement. Il est traité par la médecine conventionnelle et prend depuis des années des anxiolytiques qui “n’agissent plus ou peu… “.
1. – Insomnie chronique, avec de grandes difficultés à trouver le sommeil (en signe 3 – ***) (il se sent désespéré et épuisé).
2. – Troubles pour se sentir infravaloré et méprisé DTLV (de toute la vie) *** (se sent comme le vilain petit canard de la famille…
3. – Troubles pour avoir été dominé. Soumis, sous pression et contrôlé toute sa vie et traumatisme psychique ***. Enfant profondément et gravement maltraité durant des années. Son frère aîné abusa sexuellement de lui, l’obligea à pratiquer le sexe oral et le convertit en son esclave sexuel, quasi quotidiennement, de l’âge de 5 ans jusqu’à l’âge de 15 ans. En conséquence, durant des années, Kaly fut une personne docile, passive, enfermée dans le silence et l’observation et très Yin au sein de sa propre famille. Jamais il ne s’autorisa à dire non, d’autant plus qu’il nous explique que ses pratiques sont relativement courantes dans son pays… quoique occultées. A dix ans, sa mère convertit Kaly et son frère jumeau en ses amants, et ce, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 15 ans.
Kaly chercha toujours un père et l’affection maternelle. Le mauvais traitement et les abus sexuels infligés par son frère aîné et sa mère lui semblèrent, durant longtemps, le seul moyen d’être valorisé et d’exister bien qu’en même temps, il éprouvât une honte et une culpabilité terribles. Il parla des ces divers traumatismes pour la première fois, à l’âge de 32 ans.
Etre indépendant, sortir de sa famille à l’âge de 21 ans, étudier et plus tard, vivre avec sa compagne actuelle, lui permirent « d’éviter » le suicide, bien que cette éventualité l’obsède depuis des années.
4. – Toujours à la recherche d’affection, à n’importe quel prix ***.
5. – Aggravé au tout début du printemps et de l’automne : je ne suis pas capable de m’adapter et j’anticipe la venue de ces deux saisons avec une grande anxiété
6. – Désir sexuel pour sa fille aînée (inceste).
7.- Anxiété avec grand sentiment de culpabilité.*** Depuis l’âge de 5 ans jusqu’il y a peu, ces dernières années, Kaly était convaincu que son père était un héros et le leader de sa communauté. La vérité est tout autre. Quand Kaly avait 5 ans, son père fut assassiné à coups de couteau par plusieurs maris jaloux et excédés des relations sexuelles maladives (ou leurs essais) que son père entretenait avec différentes femmes de sa communauté. A 7 ans, Kaly vit un film et fut convaincu de voir dans l’acteur principal, son père. Il le dit et l’affirma à sa mère qui devint hystérique. Personne ne put la calmer et elle fut enfermée dans un asile, mise en camisole de force pendant 15 mois et diagnostiquée comme souffrant de schizophrénie. Elle fut soumise à un lourd traitement à base de psychotropes. A cette époque, Kaly fut obligée par sa sœur aînée à rendre visite quotidiennement à sa mère, car « il était important qu’elle puisse garder le contact avec ses fils… Jusqu’à l’âge de 32 ans, Kaly se sentit responsable et coupable de la situation de sa mère et eut très peur qu’elle puisse mourir par sa faute (voir également le symptôme 25).
En conséquence de ces sentiments de culpabilité et de peur, il a souffert de crises d’asthme allergique durant des années jusqu’à ce qu’il comprenne (32 ans), grâce à une psychothérapie qu’il était « innocent ». La fréquence des crises diminua, bien qu’elles perdurèrent.
8. – Aujourd’hui, il se méprise pour le désir sexuel qu’il éprouve à l’encontre de sa fille. Il culpabilise. Pense au suicide comme moyen de protection et n’a aucun espoir de s’en sortir.
9. – A 15 ans, a eu une coqueluche assez grave (traitée par la médecine allopathique) et pendant un mois, il fut bien près de mourir.
10. – Troubles pour mortifications ***.
11. – Pense régulièrement au suicide. Obsession pour le suicide.*** Le voit comme une libération de ses problèmes, une façon de protéger sa famille. Cependant, il n’est jamais passé à l’acte.
12. – A perdu l’espoir de se soigner.***
13. – Au cours de ses dernières années, il s’est converti en un curieux maladif et un obsessif et cherche dans tous les livres traitant de psychologie, un remède à ses maux. Durant la consultation, il pose sans arrêt des questions sur le pourquoi et comment de l’interrogatoire et du traitement.***
14. – Herpès buccal et de la gorge chronique (conséquence du symptôme 3).
15. – Lorsqu’il est la proie d’une altération psychologique ou émotionnelle, il souffre d’un écoulement, jour et nuit, d’un liquide clair par la narine.
16. … de saveur amère.
17. – … brûlant, qui peut se transformer en sinusite chronique.
18. – > de sel – ***.
19. – > de pickles et d’aliments épicés – ***.
20. – > grand désir de viande – ***.
21. – Psoriasis depuis l’enfance (coudes, genoux et cuir chevelu).
22. – …avec prurit important – ***.
23. – …< aggravé au soleil – ***
24. – Soif normale.
24 bis. – **** Personne très violente au parler comme en actes, quand il perd son self-contrôle.*** Frappe, maltraite, bat sa femme et ses enfants régulièrement, depuis des années. Culpabilise ensuite et pense alors au suicide comme “solution finale”. (ajouter le symptôme 7).
25. – Ressent une grande colère et une violence incontrôlable.
26. – Envieux de toute la vie (***), de son frère jumeau / de sa femme… qui arrive à dormir… dormir / du bien-être des autres.
27. – Inquiétude interne dans les jambes, depuis tout petit (***) (sa mère l’avait aussi).
28. – … > amélioré par la presión et le massage. (***)
29. – Céphalée chronique, comme si un clou était planté dans le “Trae Yang” (sien), côté gauche..
30. … < aggravé par les graisses (**).
31. – … avec sensation de une nausée mentale (**).
32. – Débilité et douleur le long du méridien ceinture Dae Mo , quand il somatise, quand il est inquiet (***), quand il éprouve une peur incommensurable (depuis petit). Tout semble « se répercuter dans la pelvis ou le long du trajet du méridien Dae Mo, spécialement dans la zone sous le nombril qui devient très tendue. Pathologie du Dae Mo : : 41 VB / 5 TR / 13 H / 26 VB / Plénitude de foie. Tous ces symptômes sont valorés, selon lui, en 5/5.
33. – …A beaucoup de gaz (***), despuis des années.
34. – …difficulté à les expulser.
35. – … quand il y arrive, cela ne l’améliore pas.
36. – Dépositions incomplètes (doit aller plusieurs fois aux toilettes) (***) depuis des années.
37. – … l’anus paraît trop petit. Les selles ont la forme de fines baguettes.
38. – Durant des années, il a saigné des gencives (saignement supprimé par l’allopathie).
39. – Aggravé clairement et profondément par le froid. (***).
40. – Hypersensible à tout, odeurs, bruits, etc… (***).
41. – Fume régulièrement de la marihuana (3 o 4 fois par semaine), depuis des années.
42. – S’est fait vasectomisé, il y a cinq ans. Dit qu’il ne sent plus le même plaisir et que sa libido a diminué.
La mère de Kaly souffrait d’arthrose, de diabète et d’insomnie. Grande amertume avec colères très fortes et non exprimées. Squizophrénie.
Le père: ne dispose d’aucun renseignement sur son histoire médicale ni sur celle des grands-parents maternels et paternels.
La soeur aînée: pneumonie, bronchites, asthme et eczéma.
Il est important de préciser que la consultation fut réalisée en présence de sa femme (qui fut également notre patiente). Elle-même vint en consultation pour les mauvais traitements, la peur pour la sécurité de ses enfants, spécialement celle de sa fille. Son compagnon vint six mois plus tard.
Consultation:
- 1º consultation, le 18/12/1999 – Arnica 3 LM, en Méthode +, 5 gouttes, une seule fois, à jeun, pour les multiples traumatismes psychiques.
- Attendre 20 jours: Sulphur 1 LM, en Méthode +, 5 gouttes, une seule fois, à jeun et répéter, un mois plus tard, de la même façon, s’il n’y a pas eu de réponse claire. Agiter 10 fois le flacon entre chaque prise. On utilise ce médicament, dans ce cadre clinique, pour initier le mouvement énergétique centrifuge afin de mobiliser la Psore.
- 2º consultation, le 15/03/2000 – Kaly se sent mieux au niveau psychosomatique et le valorise en un 50% d’amélioration, malgré une légère aggravation de son psoriasis (de nouvelles plaques sont apparues, mais le prurit a diminué de 80%). Folliculinum en 3 LM, 5 gouttes, une seule fois, à jeun.
- 3º consultation, le 15/05/2000 – Se sent beaucoup mieux, physiquement et psychiquement. L’insomnie s’est améliorée de 50% et Kaly rêve énormément. Le psoriasis est à l’état stationnaire. - Nux vomica 3 LM , 2 fois par mois, avant de se coucher, 5 gouttes et Taraxacum 5 CH en Méthode + à prendre quotidiennement, à jeun et avant le repas de midi, durant 2 mois.
Mettre une bouillotte d’eau chaude sur la zone hépatique, pendant 30 ou 40 minutes, après chaque repas. Prendre une ampoule de Sérum de Quinton Isotonique, via buccale, 3 fois par jour, avant chaque repas.. Maintenir le liquide dans la bouche durant 1 minute avant de l’avaler. Suspendre la prise chauqe fin de semaine et poursuivre ce traitement pendant 5 mois.
Eviter les aliments condimentés ou piquants, les féculents, la menthe, l’eucalyptus, la réglisse et tous types de drogues qui modifieraient l’état de conscience pour éviter d’antidoter les remèdes homéopathiques.
- 4º consultation, le 30/06/ 2000 – Contrôle totale de l’insomnie et récupération d’une qualité de sommeil que le patient avait perdu depuis des années. Kaly se sent beaucoup plus tranquille et paisible. Le sentiment de culpabilité persiste toujours, de même que le psoriasis qui s’est cependant amélioré. Le prurit a disparu. A notre grande surprise , le symptôme si particulier : quand je me sens altéré psychologiquement, mon nez devient goutteux, de jour comme de nuit. Le liquide qui en sort est de saveur amère. Il brûle… et cela peut se transformer en une sinusite chronique a totalement disparu. Les symptômes 32 – 33 – 34 – 35 également.
Nux vomica fut prescrit deux fois.
Arsenicum album 3 LM, Méthode +, une fois et répéter 15 jours plus tard, s’il n’y a pas une nette amélioration. Agiter le flacon 10 fois avant chacune des prises.
- La 5º consultation en septembre 2000 fut annulée et reportée… au 27 décembre 2000. – Cette fois-là, Kaly se sentait « soigné » de tous ses symptômes, inclus le psoriasis, la culpabilité et son désir sexuel pour sa fille. Il n’y avait plus de traces (marques) du psoriasis sur la peau, ce qui indique que la psore s’est rééquilibrée. La libido avait augmenté (la vasectomie n’était pas responsable de sa « perte »). – Arsenicum album une seule fois.
En janvier 2003, l’adolescente est venue en consultation accompagnée de ses parents. Kaly allait bien,
Commentaires:
- Finalement, le traitement dura un an durant lequel Kaly et sa famille vivèrent, parfois douloureusement, beaucoup de conflits personnels et familiaux. Grâce à su thérapie et grâce à sa compagne, Kaly a pu « reconnaître, comprendre et assumer » en partie ses propres difficultés. Il passa par une crise profonde, en relation avec son travail de thérapeute, ce qui lui a permis de changer sa façon d’envisager les choses.
- Dans ce cas clinique, tant difficile, la répertorisation des symptômes amène 5 médicaments : Nux vomica (le plus « valoré »), suivi de près par Arsenicum album. D’autre remèdes homéopathiques suivent comme Natrum muriaticum / Pulsatilla / Folliculinum et: Sulphur (ce qui est normal dans les cas chroniques).
- Les symptômes: 3) Jamais « a pu dire non » – 3) Troubles pour se sentir, depuis des années, dominé, contrôlé, sous pression et soumis, 3) traumatisme pour abus sexuels répétés – 5) manque d’adaptation au printemps et à l’automne… justifient pleinement la prescription de Folliculinum, (voir l’article Folliculinum dans le livre Maternidad Consciente et se reporter au Cas clínique Nº 3 de Maude).
- Sulphur a été prescrit, car, dans le cas de ce patient, la majorité des symptômes est chronique (DTLV). En conséquence, il faut provoquer un mouvement centrifuge de l’énergie et donc une réponse positive de la Psore.
Attention: L’information présentée ici ne doit être utilisée ni en cas d’urgence médicale ni pour poser un diagnostic ou prescrire un traitement. Dans tous les cas, vous devez consulter un médecin ou un spécialiste qualifié.
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