Visualisez la source de « Fibromialgie »

Cas clinique 2

Au cours de nos consultations, il nous est donné d’écouter des histoires de vie dont la réalité douloureuse dépasse la pire des fictions. Tel est le cas de Maude qui fut mannequin de renommée internationale.

Le 05-06-2001,Mme Maude X…., 51 ans, vint à la consultation. Depuis trois mois, elle ressentait une fatigue anormale, sans cause apparente (selon ce qu’elle dit).Elle se sent fatiguée du lever au coucher, et particulièrement, quand elle selève, le matin.

L’interrogatoire quant aux antécédents met en évidence les faits suivants :

1. – Cette patiente reçut de nombreuses vaccinations au cours de ces 30 années du fait desa profession (modèle). Elle a voyagé dans le monde entier (Afrique, Inde,Asie, Moyen Orient, Amérique Centrale et Amérique Latine…) et a reçu de multiples vaccinations et rappels (Fièvre jaune, choléra, grippe, méningite,hépatite B, diphtérie, etc.). Après chacune d’elle, elle dit avoir toujours ressenti une immense fatigue.

Commentaires :en se basant su son carnet de vaccinations, nous calculons que, en 33 années,elle a reçu… 143 vaccins !… ce qui lui a provoqué en termes de bioélectronique – outre les effets secondaires provoqués par une médication constante en allopathie et autres facteurs concomittants –un changement des caractéristiques bioélectroniques de son milieu interne quise sont déplacées sur ce qui correspond à un terrain alcalin-oxydé /pH : 7,75 –y Rh2 : 29). Ces caractéristiques correspondent à celles que l’on observe après un vaccin ou une transfusion et correspondent, selon l´homéopathie, à la diathèse sycotique.
2. – Maude fut
oubliée, à l’ âge de 8 ans, dans un internat deluxe, en Angleterre. Selon ses propres mots, elle y « fut violée plusieurs foispar trois de ses propres compagnes qui utilisèrent pour ce faire une bouteilleet la menacèrent de mort si elle la dénonçait ». Maude garda ce secret jusqu’àl’âge de 27 ans. Cet acte de violation eut lieu avant que Maude eut sespremières règles, à l’âge de 13 ans. Celles-ci furent toujours hémorragiques (gravement) et de longue durée (jusqu’à une vingtaine de jours). Elle fut admise plusieurs fois à l’hôpital, (28 fois – y compris dans sa vie adulte, aucours de ces voyages à l’étranger), suite à ces importantes hémorragies où elle reçut plusieurs transfusions sanguines (8). Ceci fut l’une des causes de ses nombreux problèmes gynécologiques, de gravité variable.
3. – A 13 ans,Maude eut deux
méningites (de queltype ? Elle ne l’a jamais su) à 5 mois d’intervalle qui furent traitées allopathiquement.
4. – A 17 ans,elle eut sa première relation sexuelle et tomba enceinte. Dans les années 60, la loi anglaise ne reconnaissait pas le droit d’être mère à une mineure. Enoutre, sa famille appartenait à la haute société londonienne… Ses parents vinrent du Zimbabwe pour l’accouchement. Ils n’avaient pas vu leur fille depuis qu’elle avait 10 ans… Ils
prirent le bébé âgé d’à peine une semaine et retournèrent en Afrique… Maude ne vit, pas plus de 10 minutes, à son père en cette occasion mais ce fut suffisant pourqu’il la traitât de prostituée et la menace de représailles. La perte de ce bébé fut et est encore, aumoment de cette première consultation, la peine majeure de Maude. Durant 20ans, ses parents lui refusèrent le droit de connaître sa fille (qu’ils avaient adopté). Aujourd’hui, la relation avec sa fille reste quasi inexistante.
5. – Vers l’âgede 20 ans, elle rencontra un fameux photographe professionnel, en Allemagne. Al’époque, Maude prenait régulièrement de l’opium (depuis l’épisode de sesparents et de son bébé). Au cours d’une séance de photo, la police antidroguefit une descente et après une recherche minutieuse, trouva 60kg d’héroine pure,cachée dans une fausse cloison… Gràce à l’intervention de son père, plusdésireux d’étouffer le scandale que d’aider à sa propre fille, Maude fut transférée de la prison… à un hôpital psychiatrique, où elle resta confinée durant trois ans. Il est important de souligner ici, à nouveau, que Maude, malgréces circonstances douloureuses, n’eut aucun contact physique ni même verbal avec son père et sa mère, qui se contentèrent
d’agir de loin.
6. – A 25 ans,Maude perdit son second enfant (un garçon), qui mourut deux heures après la naissance sans que les médecins ne lui en disent jamais la raison. Maudes’ était mariée à 22 ans, avec un homme alcoolique qui la battait et la violait régulièrement, y compris durant sa grossesse. Alors ?…
7. – A l’âge de 28 ans, elle se soumit à une
avant-première chirurgicale en matière de stérilisation féminine, en Hollande,qui se révéla être un échec total mais dont Maude connut toutes les complications graves pour lesquelles elle reçut une antibiothérapie massive, pendant de longs mois.
8. – A 30 ans, elle attrapa au cours d’un voyage en Inde, l’hépatite C à conséquence d’une transfusion reçue pour pallier à ses règles hémorragiques.
9. – A 38 ans, grave accident de voiture avec fracture du crâne et un coma durant 6 semaines.
10. – A 41 ans, Maude a divorcé et a rencontré son compagnon actuel, un chirurgien, spécialiste des opérations, qui, dit-elle, lui
apporte pour la première fois la paix et l’équilibre dont elle avait tant besoin.

Les autres symptômes sont les suivants. Maude dit de ne pas avoir souffert de trouble pour abandon, sinon bien au contraire s’être sentie libérée du joug familial… bien que cefut pour retomber sous d’autres jougs durant des années, Ma mère était complètement dominée par mon père et logiquement, devint sa complice silencieuse. La résilience de Maude, dans le sens que le Dr.Cyrulnik donne à ce concept, fut longue et difficile.

1. – Peine pourla perte de son premier enfant (symptôme 4 – en signe 3 ***) et la mort de son petit garçon (symptôme 5 – ***).
2. – Ressentiment(***) constant au cours de sa vie pour les symptôme 2 / 4/ 5 / 6 / 7 et pour la violence verbale et physique de son père , jusqu’à ce qu’elle ait 10 ans.
3. – Idées fixes et persistantes qui la tourmentent.***
4. – Trouble pour mortifications (***).
5. – Trauma psychique pour la violenca physique et verbales de son ère jusqu’à ce qu’elle ait 10 ans et pour les violations répétées, y compris de son premier mari alcoolique.
6. – Durant toute sa vie, a eu peur (***) de son père et de la violence.
7. – Peur énorme des hommes (***)
8. – Depuis l’âge de 10 ans, Maude souffre de misanthropie.
9. – Manque total de libido (***) depuis le trauma du premier viol lorsqu’elle était enfant et grande aversion à l’acte sexuel.
10. – Durant toute sa vie, elle s’est sentie contrôlée et dominée par ses parents, par son travail, ses compagnons et son mari.
11. – Anxiété de conscience, sentiment de culpabilité. (***)
12. – Pleure durant la consultation (***), à raconter sa vie et ses douleurs.
13. – Aggravée lorsqu’on la console et particulièrement si elle pense qu’on la plaint. (***)
14. – Sursaute facilement au moindre bruit. (***)

Pour ne rien connaître de ses parents et de sa famille, Maude ne peut donner aucun renseignement quant aux antécédents familiaux (cancer, diabète, tuberculose,arthrose, paludisme, maladies vénériennes, etc…)

Symptômes généraux :

15. – Manque de chaleur vitale. A toujours froid (DTLV : de toute la vie – ***).
16. – Aggravée par le froid (DTLV ***).
17. – Clairement améliorée en été 8 (***).
18. – Désir intense de sel (DTLV – ***).
19. – Aversion aux graisses depuis très jeune (***).
20. – A toujours soif, de grandes quantités a la fois (DTLV – ***).
21. – Grande somnolence le jour, pire après manger.
22. – Pire le matin(DTLV – ***).
23. – S’endort n’importe où.
24. – Difficulté pour se réveiller le matin et our se lever (DTLV – ***)
25. – Souffre souvent d’insomnie et de perturbations du sommeil.
26. – Difficulté pour parler. Comme si émergeait d’une anesthésie.
27. – Les règles ont cessé quand elle avait 39 ans, peu après l’accident de voiture…
28. – Douleur diffuse dans toutes les articulations et dans le plexus rachidien. (***)
« …Ces douleurs sont semblables aux douleurs de croissance que j’avais quand j’étais enfant, mais elles sont bien fortes… »
29.- Douleur, rigidité et paresthésie des muscles. Affaiblissement de touts les muscles, particulièrement partie supérieure externe des avant-bras, du muscle long supinateur (zone correspondante en acupuncture aux points Shou San Li – 10GI–Qu Chi – 11GI –Shang Liao – 9GI – Xin lian – 8GI – Wen Liu – 7GI) et dans les mollets.
30. – Rigidité et craquements dans le cou avec douleur fixe en un point situé de chaque côté, à hauteur des vertèbres C5 et C7.
31. – Douleurs constantes au point
Weizhong 40V.
32. – Douleurs constantes aux points
Xue Bai – 10B )méridien de la rate), face interne de la jambe, à 4 cm au-dessus de l’angle supéro-interne de la rotule, genou en flexion, sur le muscle vaste interne.
33. – Paresthésie du genou aux pieds.
34. – Rigidité de la plante du pied,
35. – Points douloureux au niveau de l’insertion des secondes cotes sur le sternum
(19VC et 20VC –RenMai).
36. – Toutes ces douleurs sont aggravées au changement de temps (***).
37. – … et parle froid. (***)
38. – Douleur de tête au
20VG – Bai Hui (méridien du vaisseau Gouverneur), particulièrement au lever (***). La douleur s’installe et disparaît lentement. Elle est fixe et intense.

Toutes les analyses de laboratoire, radiographies et TAC sont muets, excepté en ce qui concerne les anticorps de la hépatite C. Les points douloureux et leurs caractéristiques et les analyses muettes permirent de poser le diagnostic de fibromialgie, suivant le protocole allopathique, avec une invalidité de niveau 3 / 5.

En homéopathie uniciste qui est la science du patient et non celle de la maladie, nous diagnostiquons, pour le dire ainsi,NatrumMuriaticum,c’est-à-dire, que la majorité des symptômes importants et leurs modalités correspondent à la pathogénésie et à l’expérience clinique de Natrum Muriaticum

Cependant, comme nous allons le comprendre, nous ne pouvons prescrire d’entrée ce médicament dufait des blocages existants et des antécédents.

Le 11.06.2001 –Afin de défaire la sycose vaccinale et les effets iatrogènes de l’antibiothérapie excessive : Thuya en 30CH en Méthode Plus (+) durant 4 jours. En même temps, en doses progressives et quotidiennes (5 jours/semaine afin de respecter un temps de repos) : Pianto (du laboratoire Biolasi). Le Pianto est un excellent correcteur de terrain qui doit se prescrire dans des cadres cliniques précis. C’est une préparation non alcoolisée de végétaux fermentés et potentiellement acido-réducteur (pH de 4,60 et Rh2 de 12). En cela, il constitue un correcteur du terrain alcalin-oxydé. La présence, entre autres éléments, de magnésium végétalisé, et en conséquence parfaitement assimilable par l’organisme, agit comme catalyseur et antispasmodique. Unediète – sans dogmatisme – est également conseillée pour contrôler l’abus de viandes et de produits laitiers (le lait et les fromages forts lui sont interdits), la charcuterie, l’alcool et le sel ou aliments salés (à 10%).

Il faut également (et cela est obligatoire appliquer une bouillotte d’eau chaude sur la zone hépatique, durant 40 minutes, après chaque repas (on doit éviter de mettre la bouillotte directement sur la peau afin de prévenir d’éventuelles brûlures). Si le patient a été opéré de l’appendicite, il doit faire très attention d’appliquer la bouillotte sur la zone hépatique et non pas, plus bas : Le Dr. Salmanoff signale dans ses écrits: « …il n’existe pas de véritable guérison des maladies chroniques sans chaleur surle foie… »

Le 29.06.2001 . – Dans l’ensemble, Maude se sent mieux. Elle considère qu’elle a gagné 25% d’amélioration. – Sulphur en Méthode + durant 2 jours. D’une part,ce médicament sert à compléter l’action de Thuya quant aux effets iatrogènes de l’antibiothérapie et d’autre part, Sulphur permet de sensibiliser notablement et suivant un mouvement centrifuge, la Psore, compte tenude la quantité de symptômes qui furent supprimés, au cours de années, par des médicaments chimiques aux effets iatrogènes. Nous laissons agir Sulphur, d’action lente et profonde, durant 1 mois et demi, avant de recevoir pour la troisième fois cette patiente.

Le 17.08.2001 –L’amélioration suit son cours. Maude considère que, depuis la première consultation, elle a gagné un 50% d’amélioration. Des douleurs identiques àcelles ressenties des années auparavant ont réapparu au niveau de la pelvis. Elles furent ressenties intensément durant 5 jours, puis disparurent au bout de10. La douleur de hanche persiste, bien que moins intense. Nous prescrivons un placebo.

Le 25.10.2001 – Depuis un mois, l’amélioration demeure stable. Les douleurs de tête persistent, bien queplus faibles. Les points douloureux et les douleurs articulaires sont toujours présentes, ainsi que la fatigue et l’insomnie, quoique de moindre intensité. Natrum Sulphuricum en 7LM, en 1 fois. Nous appliquons la méthode du Dr. David Little, un des meilleurs connaisseurs actuels de la prescription des dynamisations en LM.

Le 15.01.2002. –Les douleurs de tête ont disparu après une forte aggravation, qui a duré trois jours et qui s’accompagna de cauchemars, sommeil agité. Ces symptômes apparurent 15 jours après la prise de Natrum Sulphuricum. Les autres symptômes persistent avec la même intensité, signalée lors de la précédente consultation.- Arnica en 7LM – 1 seule fois – suivi 20 jours plus tard par Folliculinum en 7LM – 1 seule fois.

Le 21.03.2002 -sixième consultation. Maude arrive avec une attitude libérée. Pour elle, le changement le plus important est psychique, elle se sent une autre personne. … Je ne me sens pas récupérée à 100%. Il s’en faut ! Mais je suis contente car je me sens plus autodéterminative, indépendante, autonome. Je ne me sens plus autant dépendante de l’opinion d’autrui. Je ne souffre plus autant de me sentir dominée comme jele fus durant toute ma vie. Je me sens légèr… avec des envies futiles…. Nous prescrivons un placebo.

Le 14.06.2002 – Même situation que précédemment. Nous prescrivons Natrum Muriaticum en 7LM, 1 seule fois. Nous demandons à la patiente de quitter totalement le sel de son alimentation, du fait que le sel antidote l’action de ce médicament.

Le 19.10.2002 – Maude et son compagnon nous invite… au restaurant. Car ils n’ont pas envie d’entendre parler de problèmes de santé en ce moment. L’amélioration des symptômes psychiques se poursuit positivement. La thermorégulation s’est modifiée. Maude n’est plus aussi frileuse, bien qu’elle se sente toujours fragile aux changements de temps et aggravée par les graisses. Les douleurs ont diminué à 90% et la flexibilité physique a augmenté. Maude veut penser qu’elle est traitée, guérie, comme elle le dit. Nous avons une longue conversation quant à l’évolution future de sa santé, qui nécessitera toujours beaucoup d’attention, jusqu’à la fin de sa vie.

Le moment est venue de traiter l’hépatite C : Chloropromazine, 30CH, Méthode +, 10 gouttes – 4 fois par jour,durant 15 jours sans oublier d’agiter 10 fois la bouteille avant chaque prise, ainsi que l’indique le Dr. Séror. Au cours de ces dernières années, nous avons traité avec succès (70% des cas) avec ce médicament homéopathique de nombreuses hépatites C et hépatites en général, avec vérification des analyses de sang. Et nous avons également donné le Pianto Extra et la bouillotte d’eau chaude sur le foie avec correction de l’alimentation. Dans ce cas précis, les résultats furent excellents.

Dix-sept mois après la première consultation, Maude a franchi la première étape sur le chemin de la santé, ou du moins sa récupération. La seconde étape consistera à apprendre à la conserver consciemment. Nous ne lui avons prescrit aucun médicament après Chloropromazine et la prise du PiantoExtra a été suspendu, quoiqu’elle devra, de façon préventive et durant les trois mois du printemps, le reprendre et appliquer la bouillotte d’eau chaude. En juin 2003, Maude sesentait bien et Natrum Muriaticum ne fut jamais répété.

Ce cas complexe illustre parfaitement les leçons qu’un jeune homéopathe peut en tirer.

A. – L’interrogatoire soigneux et profond du patient est le moment le plus difficile et le plus essentiel de la consultation. Son exactitude permet de déterminer précisément le médicament homéopathique qui syntonisera le patient, suivant la totalité de ses symptômes. Sans un bon interrogatoire, on ne peut obtenir les symptômes propres au malade et on ne peut en conséquence, résoudre le cas.

Ce cas nous apprend également qu’il est nécessaire pour le jeune homéopathe ou le thérapeute d’avoir identifié sa propre problématique et de l’avoir travaillée, afin d’être en mesure de développer sa capacité de sentir instinctivement la douleur et les secrets qui firent le lit de toutes les souffrances psychobiologiques chez un patient donné… Il est donc nécessaire d’avoir une vaste culture dans toutes les domaines oú s’exprime la psychologie humaine.

B. – Le choix et la classification en ordre des symptômes revêt une importance cruciale pour effectuer ensuite une répertorisation correcte. Il est donc nécessaire et important de comparer et de joindre différents symptômes qui présentent des nuances distinctes, grâce au Répertoire de Kent, afin de pouvoir affiner encore plus les symptômes, parfois forts complexes, du patient.

C. – Notre jeune homéopathe devra également avoir identifié les antécédents et les blocages, afin de libérer progressivement et chaquefois un peu plus, l’énergie vitale authentique du patient et la débarrasser d’une possible intoxication iatrogénique. Ainsi, l’action complète et syntonisatrice du médicament constitutionnel sera-t-elle pleinement favorisée. Le symptôme étiologique sera toujours le symptôme dominant quel’on doit prendre en compte, avant tous les autres.

Il faut également avoir présent à l’esprit à chaque instant l’organigramme de l’histoire du patient, afin d’être capable de définir la stratégie la mieux adaptée à la guérison, qui peut aboutir après des mois, voire des années, dans un cas chronique complexe.

E. – Il faut également insister sur l’importance de donner un seul médicament à la fois. Cela permet d’observer ses effets, sans ambiguïté ni doute, de comprendre comment il agit ou n’agit pas. Dans le cas de l’homéopathie complexiste qui utilise des formules magistrales, composées parfois de plus de 10 médicaments homéopathiques, il est impossible de savoir quel est Le médicament actuant ! L’homéopathe débutant peut également observer, dansce cas, que nous avons utilisé au début du traitement des dynamisations moyennes (30CH), en prises répétées et parfois durant plusieurs jours. Ce choix répondait, d’une part, à la nécessité de contrecarrer la iatrogénie subie par la patiente, iatrogénie qui allait rendre plus difficile l’action du remède, et d’autre part, son énergie vitale étant très affaiblie, il fallait la stimuler doucement et de façon répétée, comme c’est souvent le cas dans le cadre des maladies dégénératives ou du cancer. Cependant, cela s’avéra ne plus être nécessaire àla troisième consultation.

Il faut insister sur le fait qu’il faut toujours tenir en compte l’énergie vitale dont dispose le patient, avant que les faits et les causes pathologiques.

F. – Il faut également insister sur l’importance de la connaissance et de l’étude quotidienne des Matières Médicales, d’auteurs américains, anglais, français, belges, allemands, indiens, argentins, mexicains, etc… contemporains ou non.

G. – Il est également important de connaître d’autres techniques comme la bioélectronique de Claude Vincent, technique indispensable pour comprendre l’importance du terrain et les caractéristiques du milieu interne, comment le perturbent les déséquilibres, comment les corriger et avec quels médicaments, sans doute conjointement avec une modification de l’alimentation et certainement avec la donnée indispensable de l’importance de l’eau et de sa qualité dans le maintien de notre santé. En d’autre mots, le jeune homéopathe prendra la mesure de la difficulté qu’il y a à soigner notre Terre physiologique et psychique et d’assurer son rétablissement, en respectant la loi de Hering.

Ce cas nous permet de comprendre que le traitement de cette fibromialgie est unique et ne peut se répéter comme une panacée, qui traiterait toutes les fibromialgies. En fait et avant tout, Natrum Muriaticum a soigné l’entité psychobiologique unique appelée Maude. Chaque personne qui souffre de cette maladie fera sa fibromialgie. Le jeune homéopathe peut donc comprendre que bien qu’il ne parvienne pas à poser comme tel le diagnostic de fibromialgie, il pourra de toute façon parvenir à traiter, de la même manière, la patiente Maude…

Nous ne nous lasserons jamais de répéter que l’homéopathe uniciste est un spécialiste du patient dans toute sa complexité psychobiolgique, pour ne pas dire spirituelle, et non un spécialiste de la maladie.

I. – Un débutant en homéopathie uniciste pourrait se demander : Comment est-il possible que Natrum Muriaticum soit encore le médicament constitutionnel, des mois après l’interrogatoire ? Selon quels critères, pourrait-on choisir les symptômes ? La réponse réside dans le fait que les symptômes principaux qui furent retenus pour aboutir à ce remède, avaient tous en commun une évaluation en signe 3 (***) et plusieurs symptômes furent évalués en symptômes de toute lavie (DTLV).

J. – Les grands homéopathes unicistes comme Kent, entre beaucoup d’autres, considéraient l’utilisation du placebo comme le deuxième médicament le plus important après le constitutionnel. Le placebo permet d’éviter de consommer, de façon réitérée toutes sortes de médicaments, convaincus qu’ils sont que plus hautes sont les doses, et plus fréquente leur répétition, plus la guérison est assurée. Non seulement le placebo laisse le temps au(x) médicament(s) prescrit(s) précédemment d’agir en profondeur, sinon qu’il a une action psychosomatique propre par l’autosuggestion qu’il suscite, et respecte également, selon le point de vue médico-anthropologique, les caractéristiques du patient moderne et consommateur, ainsi que Marcel Sendrail l’a fort bien décrit dans son travail sur l’histoire des maladies.

K. – Nous observons également que la complexité d’un patient est en syntonie proportionnelle avec notre préparation psychosomatique et professionnelle, tout comme l’est la clef à la serrure. Il y a quelques années, ce cas eût été bien trop compliqué en relation avec notre expérience clinique de jeune homéopathe. Aujourd’hui, il nous apprend au moment où il faut que, premièrement, la patience – autant celle du thérapeute comme celle du patient – porte toujours ses fruits ; deuxièmement, qu’un thérapeute qui ne capte pas la complicité, la confiance, la sincérité (réciproque) du patient, sera incapable d’alléger ses peines et ses douleurs, aussi bénignes soient-elles ;troisièmement, que dans un cas si grave et apparemment sans beaucoup deprobabilités de guérison, il existe toujours une opportunité, si minime soit-elle.

Jamais ni un thérapeute, ni un médecin a guéri ou guérira demain un patient. Dans le meilleur des cas, le devoir et la possibilité qui incombent au médecin, sont de guider avec humilité, son patient sur le chemin de la guérison. Il ne pourra faire plus que de parcourir la moitié de ce chemin avec son patient. L’autre moitié est sous la responsabilité et la intention à… du patient qui doit chercher dans son for intérieur, la motivation – le Dr. Boris Cyrulnik dirait la résilience – pour corriger et rectifier les erreurs qui, justement, l’éloignèrent de ce chemin. De la même façon que nous sommes responsables de nos maladies, nous sommes également responsables de notre guérison et cela est bien ainsi.

Attention: L’information présentée ici ne doit être utilisée ni en cas d’urgence médicale ni pour poser un diagnostic ou prescrire un traitement. Dans tous les cas, vous devez consulter un médecin ou un spécialiste qualifié.

Visualisez la source de « Fibromialgie »